Accès abonnés

   

Créer un compte

                           
                           

Recherche

Les moteurs de recherche simple et avancée
sont accessibles aux utilisateurs connectés
Afrique / Moyen-Orient

20.10.2009 - 14:44 Moyen-Orient (Doctrine)

La cour suprême israélienne et la protection des personnes en temps de conflit

Dans un article paru dans la Revue générale de droit international public, Mme Hélène Tigroudja revient sur l'activité de la cour suprême israélienne. Depuis près de 60 ans, la Cour suprême israélienne concilie la préservation de la sécurité de l’Etat et de sa population et la protection des droits fondamentaux. Le juge israélien est toujours tenté de mettre en balance les deux éléments fondamentaux que sont la liberté et la sécurité. La Cour est juge d’un Etat en guerre, et en même temps gardienne d’un état démocratique. La vision israélienne de la lutte contre le terrorisme a nécessairement un effet sur la protection des droits de l’homme et du droit international humanitaire. Elle implique un principe de relativité absolue des droits de l’homme et de la dignité de la personne et a un effet sur le contrôle judiciaire des décisions et actions militaires. En tant qu’organe suprême d’un Etat qui se dit en situation de légitime défense, la Cour est évidemment prisonnière de l’élément sécuritaire qui a des effets dévastateurs sur l’approche israélienne des droits fondamentaux. Son rôle de gardienne de la démocratie l’oblige à trouver constamment un équilibre précaire entre exigence de sécurité et exigence démocratique.
Auteur : Delphine Fenasse ID réf. de l'article : 221861


Sources
Revue générale de droit international public, 2009, n° 3, Tome 113, septembre, p. 555, article de Mme Hélène Tigroudja
Mots clés
Droit de l'homme - Droit international public - Droits fondamentaux - Liberté publique - Démocratie - Terrorisme - Droit humanitaire - Dignité de la personne - Légitime défense
Pays : Israël